Rentrer ou pas rentrer ?

Voilà 3 mois et demi que nous sommes partis, 3 mois et demi pour traverser le Portugal, l’Espagne, le sud de la France, l’Italie et la Grèce, et arriver en Turquie.

C’est le bon moment pour une rétrospective de ce début de voyage.

Il nous a fallu trois mois pour rentrer véritablement dans le voyage, pour s’adapter à la vie de nomades, aux conditions climatiques, au minimalisme, au van …

Pendant ces 3 premiers mois, nous nous sommes posés des millions de questions.

Est-on fait pour le voyage ? Pour la vie nomade ? Pourquoi le mauvais temps nous suit-il ? Avons-nous la poisse ? Les capacités ? Allons-nous réussir ? Les paysages « carte postale » sont-ils que pour les autres ?

Nous avons tenu le cap et continué jusqu’à complètement basculer.

En effet, comme dans tout changement, il y a un moment où nous avons senti moins de résistance au rythme et aux conditions, que la logistique et les gestes étaient devenus naturels, que chacun-e connaissait son rôle, que la vie nomade était désormais notre quotidien.

Comment avons-nous su que notre mode de pensée avait réellement basculé ?  Quand nous nous sommes demandés pourquoi rentrer et que la réponse demandait une réflexion !

Atila nous a alors donné une réponse pleine de sagesse : pour préparer le prochain départ.

OK, je signe.

Une fois le voyage pleinement intégré, nous avons pu nous créer de nos nouveaux repères, dont la seule constante est le changement.

Fruit du hasard ? C’est à partir de ce moment-là que nous avons commencé à faire de très belles rencontres. Ces rencontres hors normes que seul le voyage peut offrir parce que nous ne savons pas si nous nous reverrons un jour (même si nous en faisons ce vœu sincère).

Nous donnons la meilleure version de nous-même, profitons à fond les uns des autres, prenons le max de l’autre. Ces moments possèdent une telle intensité que nous rentrons très vite dans une réelle intimité ; l’entraide et le partage caractérisent ces instants.

Comment le voyage nous a-t-il permis de vivre ceci ?

En faisant évoluer notre mode de pensée, nous avons supprimé les dernières traces de peur et de jugement qui nous restaient. Cette étape a été essentielle car elle nous a permis d’ouvrir notre cœur à l’autre, de la plus belle des façons, avec l’unique intention de le connaitre davantage.

Et finalement, l’autre vient à nous … l’interdépendance …

Chaque rencontre nous a fait grandir. Merci.

Alors oui, c’est pour vivre ces moments-là que nous voyageons. Le reste n’est que prétexte à …

En partageant avec d’autres voyageurs, on se rend compte qu’on vit les mêmes phases. Ça nous rassure, ça nous donne encore plus de force pour continuer. On partage le même sens, la même envie, celle de vivre au présent, riche d’humanité.

Pas plus tard qu’hier soir, Laïli, qui ne voulait pas partir, me confiait :

« grâce au voyage, elle sait des choses qu’elle ne savait pas avant, que pour le prochain voyage, ce serait bien de prévoir un véhicule légèrement plus grand, comme celui-ci ou pas comme celui-là. »

Alors si c’était à refaire, je referai exactement tout pareil. Je n’échangerai aucune difficulté, je garderai tout.

Je fais le vœu qu’un jour, chacun de vous puissiez vivre des moments aussi vrais, authentiques, intenses et pleins de sens.

Je fais le vœu que chacun de vous puissiez vivre votre propre voyage.

Avec tout mon cœur,

Sopheary

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